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Diclofénac : cœur, injections, mélanges… les risques et les erreurs à éviter

En 2013, les autorités européennes du médicament ont restreint l'usage du diclofénac en comprimés chez les personnes ayant une maladie du cœur ou des artères. La raison : un risque d'infarctus et d'AVC comparable à celui de certains anti-inflammatoires retirés du marché. Il reste un très bon médicament, à condition de respecter ses règles.

1. Le cœur et les vaisseaux

Pris à forte dose ou pendant longtemps, le diclofénac augmente le risque de caillot dans les artères, donc d'infarctus et d'AVC. Il fait aussi monter la tension et retenir l'eau. Les personnes à risque (hypertension, diabète, cholestérol, tabac, âge) doivent demander l'avis d'un médecin avant d'en prendre régulièrement.

2. L'estomac et l'intestin

Brûlures, douleurs, ulcères et saignements digestifs sont possibles, comme avec tous les anti-inflammatoires. Selles noires ou vomissements de sang : urgence.

3. Les reins et le foie

Chez une personne déshydratée, âgée ou sous médicaments de la tension, il peut provoquer une insuffisance rénale aiguë. Il peut aussi, rarement, abîmer le foie lors des traitements prolongés : fatigue, nausées, yeux jaunes doivent faire consulter.

4. Les dangers des injections

Dans beaucoup de quartiers, on demande une « piqûre de Voltarène » pour la moindre douleur. Les risques sont réels :

  • Abcès au point d'injection, surtout si le matériel n'est pas stérile.
  • Atteinte du nerf sciatique si l'aiguille est mal placée dans la fesse : douleur, faiblesse, voire paralysie du pied, en particulier chez l'enfant.
  • Nécrose des tissus (rare mais grave).
  • Choc allergique, qui demande une prise en charge immédiate.
  • Transmission d'infections (hépatites, VIH) si les aiguilles sont réutilisées.

Une injection n'est justifiée que dans des situations particulières (colique néphrétique, impossibilité d'avaler), par un soignant formé, avec du matériel neuf, et pas plus d'un ou deux jours.

5. Les mélanges dangereux

  • Deux anti-inflammatoires ensemble (diclofénac + ibuprofène, ou + kétoprofène, ou + aspirine) : aucun bénéfice, risques additionnés.
  • Diclofénac + corticoïdes (dexaméthasone, prednisolone) : ulcères.
  • Diclofénac + anticoagulant : saignements.
  • Diclofénac + médicaments de la tension et diurétique : reins en danger.
  • Les cocktails de comprimés mélangés vendus en sachet au marché contiennent souvent plusieurs anti-inflammatoires et des corticoïdes. Fuyez-les (voir médicaments de la rue).

6. Les situations à risque

  • Grossesse : interdit à partir du 6e mois, déconseillé avant sans avis médical.
  • Fièvre inexpliquée en zone tropicale : préférez le paracétamol tant qu'une dengue n'est pas exclue.
  • Asthme déclenché par l'aspirine : risque de crise.

Les bons réflexes

  • Pour une douleur localisée de muscle ou d'articulation, essayez d'abord le gel.
  • En comprimés : au repas, à petite dose, quelques jours au maximum sans avis médical.
  • Refusez les injections « de confort ».
  • Une douleur qui dure doit être explorée, pas seulement calmée.

Lire aussi : Diclofénac : comment il agit et ses formes · Ibuprofène : effets indésirables · Guide des médicaments

Cet article donne des informations générales et ne remplace pas l'avis d'un médecin ou d'un pharmacien.

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