Collagène marin, bovin, peptides, types I, II, III : comment s'y retrouver
Collagène marin, bovin, de poulet, type I, II, III, peptides, hydrolysé, non dénaturé… Devant les rayons ou les pages de vente, on se perd vite. Et les vendeurs jouent souvent sur cette confusion pour vendre plus cher. Voici un guide simple pour comprendre les différences et choisir selon votre objectif, votre alimentation et votre budget.
Les types de collagène : I, II, III et les autres
Le corps contient plus de 25 types de collagène, mais trois sont importants pour les compléments :
- Type I : le plus abondant (environ 90 % du collagène du corps). On le trouve dans la peau, les os, les tendons, les ligaments, les dents. C'est le type le plus utilisé dans les compléments « beauté ».
- Type II : le principal composant du cartilage des articulations. Utilisé dans les compléments « articulations ».
- Type III : souvent associé au type I, dans la peau, les vaisseaux sanguins et les organes.
À savoir : une fois le collagène digéré en petits morceaux, la différence entre type I et III compte peu. Le type II « non dénaturé » est une exception (voir plus bas).
Les sources : marin, bovin, porcin, poulet
Collagène marin (poisson)
- Issu de la peau et des écailles de poisson.
- Riche en type I, souvent présenté comme le plus adapté pour la peau.
- Ses peptides seraient un peu plus petits et faciles à absorber, mais les preuves d'une vraie supériorité sont limitées.
- Convient aux personnes qui ne mangent pas de bœuf ou de porc (pescétariens, restrictions religieuses).
- À éviter en cas d'allergie au poisson.
- Plus cher en général, et le goût peut être plus marqué.
Collagène bovin (bœuf)
- Issu de la peau et des os de bœuf.
- Riche en types I et III.
- Souvent moins cher, goût neutre.
- Bien étudié pour la peau et les os.
- Pour une alimentation halal, vérifiez la certification.
Collagène porcin (porc)
- Utilisé dans beaucoup de gélatines et certains compléments.
- À éviter si vous ne consommez pas de porc. Vérifiez l'étiquette, surtout pour les gummies et les gélules (l'enveloppe peut être en gélatine de porc).
Collagène de poulet
- Issu du cartilage (souvent du sternum).
- Source principale du type II, pour les articulations.
Et le « collagène végan » ?
Le vrai collagène vient toujours d'animaux. Les produits « végan » contiennent en général des acides aminés et de la vitamine C pour aider le corps à fabriquer son propre collagène, mais pas de collagène. Ce n'est pas une arnaque si c'est clairement indiqué, mais ce n'est pas la même chose.
Les formes : gélatine, hydrolysé, peptides, non dénaturé
Gélatine
C'est du collagène cuit, celui qui fait « prendre » les bouillons de pattes ou de pieds quand ils refroidissent. On l'utilise en cuisine. Elle est digérée en acides aminés comme les autres protéines.
Collagène hydrolysé = peptides de collagène
Le collagène est découpé en petits morceaux (peptides) par un procédé industriel. Il se dissout bien dans l'eau froide ou chaude et ne gélifie pas. C'est la forme la plus étudiée pour la peau, les os et les articulations. Les deux noms désignent la même chose.
Collagène de type II non dénaturé
Ici, le collagène n'est pas découpé. Il est pris à très petite dose (quelques dizaines de milligrammes). On pense qu'il agit en « éduquant » le système immunitaire de l'intestin pour calmer l'inflammation des articulations. Quelques études sur l'arthrose du genou sont intéressantes.
Lequel choisir selon votre objectif
- Peau (hydratation, élasticité) : peptides de collagène hydrolysé type I (marin ou bovin), plutôt en poudre, avec de la vitamine C.
- Articulations : peptides de collagène hydrolysé à dose suffisante, ou type II non dénaturé à petite dose.
- Os : peptides de collagène, en plus du calcium, de la vitamine D et de l'activité physique (qui restent la base).
- Cheveux et ongles : peu de preuves ; mieux vaut d'abord vérifier le fer et l'alimentation.
- Petit budget : un bon collagène bovin hydrolysé en poudre est souvent le meilleur rapport qualité-prix. Et les bouillons maison de pattes ou de pieds sont une option économique, même si leur teneur en collagène varie.
Les pièges marketing
- « 10 types de collagène » : plus de types ne veut pas dire meilleur ; c'est surtout un argument commercial.
- « Collagène liquide ultra-absorbable » : souvent très peu de collagène par dose, beaucoup de sucre, prix très élevé.
- « Collagène qui éclaircit » : le collagène n'éclaircit pas la peau.
- Gélules « haute dose » à 500 mg : il en faudrait 5 à 20 par jour pour atteindre les doses étudiées pour la peau.
À retenir
- Type I pour la peau et les os, type II pour le cartilage.
- Marin : idéal si vous ne mangez pas de viande, à éviter en cas d'allergie au poisson. Bovin : souvent moins cher et efficace.
- « Hydrolysé » et « peptides », c'est la même chose, et c'est la forme la plus étudiée.
- Regardez la dose en grammes et la source, pas les slogans.
Lire aussi : Lire l'étiquette d'un collagène · Collagène et articulations · Ce que disent les études · Aider son corps à fabriquer du collagène
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Cet article est informatif et ne remplace pas l'avis d'un médecin ou d'un pharmacien.












