Médicaments contrefaits au Cameroun : ce que révèlent les études internationales

Médicaments contrefaits au Cameroun : ce que révèlent les études internationales

La contrefaçon de médicaments est un problème documenté depuis des décennies en Afrique centrale, et le Cameroun n'y échappe pas. Voici ce que révèlent les études scientifiques et les rapports d'organisations internationales sur ce sujet, ainsi que les moyens développés pour lutter contre ce phénomène.

Un phénomène à l'échelle mondiale, particulièrement marqué en Afrique

Selon l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), la part de médicaments contrefaits est estimée à moins de 10% dans les pays industrialisés, mais peut atteindre 30 à 70% dans certains pays en développement. Dans plusieurs pays d'Afrique et d'Asie du Sud-Est, jusqu'à la moitié des médicaments en circulation seraient contrefaits ou inutilisables selon certaines estimations de l'OMS.

Une étude publiée par Basco (2004) sur des antipaludiques collectés sur les marchés de rue camerounais a mis en évidence un taux élevé de produits sans principe actif parmi les échantillons analysés, en particulier pour certaines formulations à base de quinine.

Pourquoi le Cameroun est-il concerné ?

Plusieurs facteurs favorisent la circulation de médicaments contrefaits dans les pays en développement, d'après la littérature scientifique :

  • Des systèmes de santé aux moyens limités pour le contrôle du marché pharmaceutique
  • Des circuits de distribution informels, notamment le commerce de rue
  • Des frontières difficiles à surveiller
  • Une marge de profit très élevée pour les falsificateurs
  • Un accès limité aux médicaments dans certaines régions rurales

Les actions menées au Cameroun

Les autorités camerounaises, avec l'Ordre National des Pharmaciens du Cameroun (ONPC), ont intensifié la lutte contre les médicaments de rue ces dernières années, avec des saisies et destructions de plusieurs tonnes de produits contrefaits, souvent en provenance de circuits informels transfrontaliers.

Au niveau international, des opérations coordonnées comme l'opération Cobra (Afrique de l'Ouest) ou Mamba (Afrique de l'Est) ont permis, avec l'appui d'Interpol et des douanes, de saisir des quantités importantes de médicaments falsifiés à l'échelle régionale.

Les outils développés pour lutter contre la contrefaçon

Plusieurs technologies ont été développées spécifiquement pour les pays où les infrastructures de contrôle sont limitées :

  • Les mini-laboratoires (GPHF-Minilab) : des kits d'analyse rapide et portables, développés par une initiative germano-publique, permettant de tester l'authenticité de plus de 50 principes actifs directement sur le terrain
  • Le système mPedigree : une technologie initialement développée au Ghana, permettant au patient de vérifier l'authenticité d'un médicament par simple SMS grâce à un code à gratter sur l'emballage
  • Le code DataMatrix : un système de traçabilité obligatoire dans de nombreux pays européens depuis la directive européenne 2011/62/UE sur les médicaments falsifiés

Ce que cela signifie pour vous

Ces études montrent une réalité importante : la traçabilité et l'origine d'un produit sont les facteurs les plus déterminants pour éviter la contrefaçon, bien avant l'apparence de l'emballage. C'est précisément la raison pour laquelle, chez Mubina Essence, chaque produit est sourcé directement en Allemagne, auprès de circuits d'achat identifiés, avant d'être expédié vers l'Afrique francophone.

Si vous avez une question sur l'origine d'un produit avant de l'acheter, n'hésitez pas à nous écrire directement sur WhatsApp.

Sources : Organisation Mondiale de la Santé (OMS), Basco L. (2004), International Medical Products Anti-Counterfeiting Taskforce (IMPACT), Global Pharma Health Fund (GPHF).

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